Prendre soin de celles et ceux qui protègent.

Une expérience, un engagement.
« Quand tout s’effondre autour de soi, la vie prend alors une toute autre saveur. »
Le « savoir perdre » et l’épuisement font malheureusement partie intégrante des risques inhérents aux services de secours dans leurs missions de protection des populations et des biens.
Notre société est gravement malade et ce sont notamment les anges gardiens du quotidien qui en subissent les effets secondaires.
Il est de notre devoir de modifier profondément notre approche et notre prise en charge des risques de troubles de stress post traumatique et/ou d’épuisement opérationnel.
La santé mentale des personnels de secours est en danger et c’est de ce triste constat et de ma propre expérience que m’est venue l’idée de créer l’association APTE.
Stéphane Saison · Président fondateur
Julie Marolles · Thérapeute
APTE accueille, informe et oriente les sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, militaires et leurs proches confrontés aux conséquences psychotraumatiques de leurs missions.
La relation humaine comme point de départ
La plateforme facilite le premier contact et aide à organiser la relation avec l’association. Elle donne accès à des ressources et à un suivi administratif du parcours.
Chaque personne peut avancer à son rythme, avec des informations limitées à ce qui est nécessaire pour orienter sa demande.
Informer, prévenir et créer des relais
Les actions d’APTE s’adressent aussi aux proches, aux collègues, aux encadrants et aux partenaires qui souhaitent participer à cette mission.
Rencontrer APTEComprendre les chiffres
Des personnes derrière les chiffres
En France, en 2024
Volontaires, professionnels et militaires
Personnels, toutes fonctions confondues
Militaires d’active
Et environ 40 000 réservistes
Ces effectifs ne mesurent pas le nombre de personnes traumatisées.
Ce que rapportent les études
Chaque encadré correspond à une population et à un contexte précis. Ces résultats ne permettent pas de comparer directement les métiers.
475 pompiers civils français
Résultats parmi les participants. Les symptômes partiels sont sous le seuil retenu pour le TSPT probable.
Après les attentats de 2015
TSPT probable, 8 à 12 mois après les attentats
- Policiers évalués
- 9,9 %
- Professionnels de santé évalués
- 4,5 %
- Participants de la protection civile associative
- 4,5 %
Ces proportions concernent les participants évalués dans chaque groupe, pas l’ensemble des professionnels français.
Militaires ayant participé à une guerre
Près de 1 sur 4seraient concernés par un TSPT
Ce repère n’est pas une estimation pour l’ensemble des militaires français.
Gendarmes : d’autres indicateurs
- « Sur-stress »
- 28 %
- Burn-out
- 9 %
Chiffres anciens rapportés dans une question parlementaire. Ils ne mesurent pas le TSPT.
256 379 sapeurs-pompiers en France en 2024, selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Cet effectif comprend les volontaires, les professionnels et les militaires. À leurs côtés, policiers, gendarmes, militaires, équipes médicales d’urgence et secouristes associatifs interviennent pour protéger la population.
Ces métiers et engagements représentent plusieurs centaines de milliers de personnes, dont l’exposition aux événements traumatisants varie selon les missions. La Police nationale rassemble ainsi plus de 150 000 personnels, toutes fonctions confondues. La Gendarmerie nationale compte un peu plus de 100 000 militaires d’active, auxquels s’ajoutent environ 40 000 réservistes. Ces effectifs ne correspondent pas à un nombre de personnes traumatisées.
Des situations différentes, des blessures parfois invisibles
Le traumatisme psychique peut résulter d’un événement unique, d’expositions répétées ou d’une confrontation indirecte à des scènes particulièrement éprouvantes. Cauchemars, souvenirs envahissants, hypervigilance et évitement peuvent persister après l’intervention. Toutefois, vivre un événement potentiellement traumatisant ne conduit pas systématiquement à un trouble de stress post-traumatique (TSPT).
| Acteurs | Situations potentiellement traumatisantes | Ce que montrent les données |
|---|---|---|
| Sapeurs-pompiers | Incendies dangereux, accidents mortels, enfants gravement blessés, décès d’un collègue, répétition d’interventions éprouvantes. | Une étude publiée en 2026, menée auprès de 475 pompiers civils français, retrouve 14,5 % de TSPT probable et 26,9 % de symptômes partiels, sous le seuil retenu pour le TSPT probable. Ces résultats concernent les participants à l’étude. |
| Policiers | Agressions armées, attentats, scènes de crime, violences graves et menace pour leur propre vie. | Dans les premiers résultats d’ESPA 13-Novembre, 9,9 % des policiers évalués présentaient un TSPT probable, huit à douze mois après les attentats de 2015. Ce pourcentage ne représente pas l’ensemble des policiers français. |
| Gendarmes | Interventions violentes, accidents mortels, découverte de victimes, perte d’un camarade et confrontation répétée à la mort. | Une question parlementaire de 2018 rapportait 28 % de « sur-stress » et 9 % de burn-out. Ces chiffres anciens portent sur d’autres formes de souffrance professionnelle : ils ne mesurent pas le TSPT. |
| Militaires | Combats, explosions, blessures graves, perte de camarades et exposition à la mort de civils. | L’Inserm rapporte que près d’un quart des militaires ayant participé à une guerre seraient concernés par un TSPT. Ce repère issu de travaux internationaux ne constitue pas une estimation pour l’ensemble des militaires français. |
| Secours médical : SAMU, SMUR, urgences | Réanimations éprouvantes, décès brutaux, urgences pédiatriques graves et afflux de victimes. | Dans ESPA 13-Novembre, 4,5 % des professionnels de santé évalués présentaient un TSPT probable. Le groupe comprenait notamment des personnels hospitaliers, du SAMU et des cellules d’urgence médico-psychologique. |
| Secouristes associatifs | Catastrophes, secours à des blessés graves, interventions après des attentats et accompagnement de victimes. | Dans cette même enquête, 4,5 % des participants issus d’associations de protection civile présentaient un TSPT probable. Le bénévolat n’écarte pas le risque traumatique. |
Derrière chaque chiffre, il y a une personne, une histoire et des proches. APTE fait entendre les témoignages du terrain et agit pour préserver celles et ceux qui s’engagent pour protéger la population. Comprendre ces réalités aide à reconnaître la souffrance, à faciliter la demande d’aide et à soutenir un accompagnement adapté.
Sources et périmètres des données
- FNSPF — effectifs des sapeurs-pompiers en 2024
- Police nationale — personnels et missions
- Assemblée nationale — effectifs de la gendarmerie, audition de 2026
- Étude auprès de 475 pompiers civils français — European Journal of Trauma & Dissociation, 2026
- Santé publique France — enquête ESPA 13-Novembre, premiers résultats
- Sénat — question de 2018 sur les risques psychosociaux dans les forces de l’ordre
- Inserm — dossier sur les troubles du stress post-traumatique
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